ASSEMBLÉE GÉNÉRALE FFA 2011

De retour de l’assemblée générale de la FFA ... 

En compagnie de notre cher président François, j’ai assisté pour la première fois de ma vie aéronautique à l’assemblée générale de la FFA qui s’est déroulée ce week-end à Biarritz dans une ambiance basque fort sympathique… Et l’envie de prendre ma plume me titille. Non pas pour vous résumer les propos exposés à cette occasion que vous découvrirez en détail dans le prochain Info Pilote mais pour vous faire part d’un sentiment très personnel qui je l’espère vous donnera à tous l’envie de vivre une telle expérience riche d’enseignement et surtout incontournable pour l’avenir de notre passion !

Je dois cependant confesser, avant toute chose, que ma motivation première relevait davantage de l’amitié que je porte à François plutôt qu’à la certitude de passer un bon moment à écouter, des heures durant, des élucubrations associatives bien étrangères à mes connaissances aéronautiques. Fort est de constater que je me suis complètement trompé. Et malgré les 14 heures de conduites sans relève puisque François ne sait pas conduire une automatique ( !) j’ai passé deux jours extraordinaires et très instructifs…

Jamais auparavant, et pour avoir assisté en maintes occasions à des assemblées générales, je n’aurai imaginé une organisation aussi soignée, aussi professionnelle ou l’information flirte sans cesse avec la bonne humeur sans jamais sombrer dans le rébarbatif. Une organisation irréprochable sans temps morts orchestrée au millimètre près par nos représentants de la FFA aussi passionnés que compétents. Tous autant les uns que les autres avec peut être une légère préférence personnelle pour le trésorier Jean-Luc CHARRON qui allie très habilement la maitrise du verbe avec l’humour pour rendre l’information plus digeste ! Mais sans jamais occulter la complexité de l’avenir aéronautique.

Jean-Michel OZOUX entama le bal par un rapport moral très réaliste et encourageant pour l’avenir de notre passion qui conviendrait d’être entendu puis retenu par le plus grand nombre d’entre nous. Suivi d’un rapport d’activité ultra significatif présenté par Pierre PODEUR : 40 113 licenciés, 558730 heures de vol soit 14 h seulement par pilote en intégrant les heures de double commande. C’est stable par rapport aux années précédentes donc encourageant, mais pas suffisant. Alors volons davantage !

Ce que j’appréhendais le plus était le rapport financier et les budgets. Presque deux heures de chiffres pourtant rendus fort attractifs par les qualités oratoires du trésorier. Des chiffres à connaître pour comprendre afin de ne pas regretter par exemple les 20 euros supplémentaires votés que devront payer les clubs en 2012. Aux nombres de 600 cela fera 12 000 euros de plus dans les poches de la FFA. Croyez-moi, rien de trop quand on voit l’énergie et les forces mobilisées par notre fédération pour assumer l’avenir qui se profile dans un contexte difficile.

Déjà le déjeuner et j’ai l’impression d’être assis depuis 10 minutes seulement. Comme quoi à entendre des choses passionnantes et captivantes le temps passe vite ! Un déjeuner aussi somptueux que rapide et bien orchestré dans une salle grandiose digne des décors sublimes des films de Visconti. Hauteur sous plafond 20m !

L’après midi passa aussi vite qu’un tour de piste tant les points d’actualité étaient divers et intéressants et encore une fois leurs présentateurs captivants, compétents et surtout extrêmement concernés par leur propos. A peine le temps de se changer que déjà l’orchestre basque battait tambours, trompettes, clarinettes et autres tambourins. Depuis la terrasse du grand salon du casino j’admirai les quelques surfeurs biarrots pendant que François se livrait à quelques mondanités ostentatoires un verre de champagne à la main et quelques gourmandises basques qu’il distribuait généreusement et de préférence aux femmes ! Pour saluer la venue des 350 personnes présentes, Big Frog a survolé silencieusement la terrasse pour disparaître entre mer et horizon. Espérons que sa délicate attention lui vaudra une belle victoire à Réno. Repus par les cochonnailles basques nous n’avons pas pour autant bouder la tarte tatin de Roseval à l’oie confite, escalope de foie gras frais poêlée et chips de vitelotte qui nous était proposée au diner de gala. Histoire d’oublier le plateau de fruit de mer royal que j’ai offert la veille à François pour conclure une instruction qui je crois s’achève. Le biscuit au thym citronné mirabelle et mousse à la vanille a eu raison de notre gourmandise, nous sommes allés nous coucher pour une nuit plus courte que prévue. Heure d’été oblige…

Dimanche matin, le meilleur restait à venir : Les ateliers ! L’Europe, la sécurité, l’avenir des carburants, le débat sur l’Aéro-club de demain, autant de réflexions fondamentales dont j’aurai beaucoup de mal à faire valoir les nuances, à moins d’écrire un livre. Je regrette alors d’avoir délaissé ma caméra le temps d’un week-end car j’aurai vraiment aimé vous faire partager ces 3 ou 4 heures déterminantes, incontournables pour l’aviation de demain. Même moi, le presque pilote que je suis et le novice en réflexion aéronautique, j’ai été impressionné par la pertinence des pensées et des questions soulevées par nos représentants. Je suis resté bouche bée devant la justesse de leur vision et des remises en cause nécessaires pour imposer notre passion dans le ciel français mais aussi européen.

Je crois que c’est mon devoir de membre de comité directeur de vous faire savoir qu’il y a des gens, salariés (10) mais aussi beaucoup de bénévoles, qui s’investissent autant, avec beaucoup d’intelligence et de maîtrise pour que nous, simples pilotes, puissions voler aujourd’hui et demain, sans trop de contraintes. Je crois que je m’en voudrais longtemps si je n’essayais pas d’attirer votre attention sur les deux jours que j’ai vécu presque par hasard et grâce à François. Si je n’essayais pas de vous faire prendre conscience, comme moi à Biarritz, qu’il faut absolument aider nos représentants simplement parce que leur dévouement et leur combat c’est tout simplement le nôtre ! Comme le disait Jean-Luc CHARRON avec beaucoup de conviction et même d’émotion « Notre force c’est tous ensembles…. ». Moi qui ai une sainte horreur de la politique je me surprends à des envies militantistes, mais la cause est quand même bien plus honorable. Je regrette très sincèrement que vous n’ayez pas pu comme moi profiter de cette assemblée générale simplement pour vous rendre compte de l’entreprise gigantesque menée par notre fédération et les présidents de club bénévole, comme François !

J’espère alors que vous serez nombreux à vous inscrire pour les éditions futures et si comme moi vous le faites sans grande conviction, je peux vous promettre sans crainte de vous trahir que vous ne le regretterez pas. Parole de pilote !

A très bientôt au club, Thomas.


ACA

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